
Ils sont plus de 70 proviseurs des lycées de la deuxième vague du déploiement de Lilie à avoir répondu à l'invitation de la Région ce jeudi 16 septembre 2010. Après une présentation historique du projet et de ses grands principes par Martine May-Godard et Jean Bravin, la parole est donnée au directeur de projet Olivier Vigneau (Logica) et à Franck Silvestre (Fylab) pour une présentation et une démonstration de Lilie.
L'accent est mis sur la responsabilité légale du chef d'établissement concernant les données personnelles. Une démonstration convaincante de Lilie leur permet ensuite de poser des questions précises et pertinentes.
L'ENT ne concerne pas les GRETA ni les CFA. Cependant, la Région réfléchit à une possible extension. Pour le moment, pour les « personnels non prévus » parmi les usagers de Lilie, on peut créer manuellement des comptes « invités ». Nous avons actuellement un problème de même nature avec les lycées agricoles qui sont également absents de SCONET.
À propos des listes d'élèves et des groupes d'élèves qui
peuvent fluctuer en cours d'année : pourquoi ne pourrait-on pas prévoir que
l'enseignant puisse lui-même créer ses groupes d'élèves dans l'ENT ?
Les groupes de scolarités sont créés de façon automatique. Des droits et des permissions particulières dans ces groupes peuvent être ajoutés ou retirés par chaque enseignant. Mais c'est l'administrateur seul qui a la possibilité de créer de nouveaux groupes.
Il est vrai que nous avons des pressions amicales de la part des rectorats pour l'utilisation de Sconet Absence. Mais le chef d'établissement conserve la pleine maîtrise des données qui sont traitées par l'ENT. Nous sommes très attentifs à la sécurisation de ces données. Lilie ne transmet aucune donnée vers l'extérieur. Tous les transferts vers des organisations ou des administrations tiers doivent être décidés par le chef d'établissement dans le cadre d'une convention écrite.
L'icône « cahier de texte » est présent dans le bandeau de
l'ENT. Notre établissement a choisi une autre solution. Serait-il possible de
supprimer cet icône afin d'éviter aux enseignants de se tromper de logiciel ?
Non. Nous ne pouvons pas enlever ce service. Nous souhaitons encourager les usages et généraliser le cahier de textes de Lilie.
Ils peuvent le faire en ajoutant des pièces jointes dans le cahier de textes. La taille de ces documents est limitée à 5 Mo. Pour les fichiers plus importants, il faut utiliser le serveur du lycée. Nous sommes en train de travailler sur la nouvelle version de ce que l'on appelle le Casier et qui permettra de distribuer et de ramasser des devoirs en fixant des dates, à l'heure près, de distribution et de ramassage.
C'est une charge que nous ne pouvons pas soutenir. Il existe d'autres moyens de transporter ou stocker des données. Pour l'instant, vous pouvez par exemple utiliser les clés USB distribués à tous les élèves des lycées de la région.

Oui. Dans l'agenda, vous avez accès à l'emploi du temps.
Nous sommes conscients des inconvénients mais ce n'est pas possible, c'est une contrainte imposée par le schéma directeur.
Il est vrai que nous avons des connexions très inégales sur le territoire. Par exemple, dans les Hauts-de-Seine, la fibre optique sera installée partout. Cette question relève des politiques d'aménagement numérique du territoire. Aujourd'hui, les lycées disposent en moyenne d'un accès à 2 Mo qui semble suffisant. Nous sommes loin d'une situation de saturation.
Les parents ont accès à toutes les fonctionnalités de consultation. Ils n'ont pas accès aux espaces de discussion.

Nous sommes soumis à un cadre juridique qui a été défini par la CNIL. La signature de la convention tri-partite par l'établissement, la région et le rectorat est obligatoire. Elle déclenche le transfert de l'extraction de l'annuaire fédérateur.
La réponse de la région est de rappeler que les établissements sont suffisamment équipés et permettent des accès libres, par exemple dans les CDI. En ce qui concerne l'accès des parents, un travail de cartographie des espaces publics numériques est en cours par la Caisse des Dépôts et l'Institut d'Urbanisme. Certains lycées ont mis en place des bornes d'accès libres dans les halls. Nous savons également que les associations de parents d'élèves informent les parents sur les lieux d'accès autour des lycées, par exemple dans les bibliothèques.
Des formations sont proposées par les académies. C'est à elles que vous devez vous adresser.