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La forge tranquille

Publié le 07/05/2010
Les forgerons de Goya

À partir du 10 mai 2010, les codes-sources de Lilie sont mis à la disposition des développeurs, comme il se doit pour tout logiciel libre. Le dépôt est fait sur le site de l'ADULLACT (association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales) dans une zone de stockage et de travail réservée que l'on appelle communément une forge.

Joli mot qui renoue avec une tradition perdue et dit bien ce dont il s'agit : les ouvriers programmeurs se retrouveront dans cette forge pour travailler leur logiciel, le marteler et le recuire afin de l'éprouver et de l'améliorer.


Codes sources

Dans un premier temps, la forge de Lilie se limite à la mise à disposition des codes sources, c'est-à-dire des productions des développeurs de la version initiale, livrées dans une version lisible, non compilée (la compilation est la procédure qui transforme les instructions codées en langage de programmation par les développeurs  en instruction directement exploitables par l'ordinateur).

Le code source contient des instructions dans le langage choisi par le développeur (JAVA principalement dans le cas de Lilie) ainsi que des commentaires qui permettent aux développeurs qui le souhaiteront de comprendre la programmation sous-jacente et de pouvoir modifier le code source.

Le volumineux code source (plusieurs milliers de pages !) n'est pas livré en un seul tenant mais fragmenté et classé dans des fichiers, des dossiers et des sous-dossiers, qui reflètent son architecture logique. Le code source est également préparé en vue d'une compilation. La compilation est orchestrée par un outil libre appelé APACHE MAVEN, très connu et très utilisé par les développeurs en langage JAVA.


La forge de Lilie

L'architecture de Lilie est basée sur un modèle modulaire simple : sur un socle prenant en charge l'ensemble des fonctions de base de l'ENT (gestion de l'annuaire des usagers, définition de leurs profils et des droits d'accès correspondants, portail, etc.) se greffent des services applicatifs divers, évolutifs et dont le nombre ne peut qu'augmenter.

Architecture de Lilie

Pour fonctionner, la greffe d'un service sur le socle doit respecter les règles qui gouvernent l'échange de données. Ces règles sont explicites (API dans le jargon des développeurs), précises et communes à tous les services.

La forge doit être capable d'accueillir les parties stabilisées du logiciel aussi bien que les modules « en construction». Elle n'est donc pas seulement un lieu de stockage où les développeurs et les organisations intéressées peuvent librement se servir. Elle est aussi un lieu d'échanges et de travail collaboratif, en particulier autour des modules en cours de construction. Cela suppose des moyens d'animation. Or, avant qu'une communauté de développeurs se soit constituée, les initiateurs du projet sont seuls à pouvoir assurer la charge de l'animation de la forge. Ils n'en ont pas toujours les moyens. C'est la raison pour laquelle, beaucoup de logiciels libres ne disposent pas d'une forge digne de ce nom, c'est-à-dire offrant des services d'information et d'animation aux développeurs potentiels.

Dans le cas de Lilie, le financement de la construction de la forge et de son animation ont été prévus dans le cadre du marché passé par la région avec Logica. La forge de Lilie sera une vraie forge. Elle attirera, espérons-le, de nombreux forgerons qui, tous ensemble, aideront notre jeune pousse à grandir et à se fortifier.

 


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